Diagnostic

Le parcours qui amène au diagnostic et au traitement d’un cancer du sein n’est pas toujours semblable d’une femme à l’autre :

  • Parfois vous percevez vous même un nodule en vous examinant.
  • Lors de l’examen annuel, le médecin traitant ou le gynécologue peuvent palper un nodule suspect et amener à la prescription d’une mammographie.
  • La mammographie de dépistage (éventuellement associée à une échographie), est l’un des examens les plus efficaces pour mener au diagnostic de cancer du sein.

Le médecin traitant, le gynécologue ou le radiologue découvrant l’anomalie vous adresseront à un radiologue spécialisé, pour la réalisation d’une biopsie.

Selon la nature de l’anomalie, une microbiopsie (prélèvement à l’aiguille automatique sous échographie) ou une macrobiopsie (prélèvement au Mammotome® sous radioscopie stéréotaxique) sera effectuée.

L’analyse nécessite un certain temps au laboratoire, et les résultats parviendront aux médecins une semaine environ après la biopsie.

Lors d’un deuxième rendez-vous, le médecin vous annoncera les résultats de l’analyse. Il pourra alors vous proposer de rencontrer un spécialiste.

L’Établissement Rennais du Sein vous propose une journée de diagnostic rapide en cas de lésion que l’on peut biopsier sous échographie. Cette journée n’est pas toujours adaptée à votre situation et c’est à votre médecin de décider si elle vous correspond.

La microbiopsie

La macrobiopsie par Mammotome®

La biopsie sous IRM

    La microbiopsie peut être effectuée avec ou sans guidage échographique, selon que le nodule est ou non palpable. Elle peut être pratiquée par le gynécologue ou par le radiologue.

    Dans la plupart des cas, une anesthésie locale sera réalisée par le radiologue juste avant le prélèvement, lors duquel vous serez installée sur le dos ou sur le côté.

    Ce geste consiste à positionner une aiguille creuse de petit diamètre dans le nodule, pour prélever automatiquement une carotte de tissu. Le prélèvement sera conservé dans du liquide biologique jusqu’au laboratoire, pour y être analysé.

    Il arrive parfois que la biopsie ne permette pas d’obtenir les résultats recherchés : soit parce que la lésion est trop petite, soit parce que le sein est techniquement difficile à biopsier. On peut alors être amené à pratiquer une biopsie chirurgicale au bloc opératoire, après la pose d’un repère sous échographie ou sous mammographie.

    Elle se base sur un système type Mammotome®, un dispositif qui permet de prélever des échantillons de tissus par aspiration à vide à l’aide d’une une aiguille creuse de 3 à 4 mm munie d’un petit couteau cylindrique rotatif. Contrairement à la microbiopsie, cette méthode permet de recueillir un plus grand volume d’échantillon (10 à 30 fois plus) et d’effectuer les prélèvements nécessaires en une seule ponction. La macrobiopsie est souvent pratiquée en cas de microcalcifications, indépendamment d’un nodule palpable ou d’une anomalie visible à l’échographie.

    La patiente est installée sur le ventre sur une table d’examen dédiée, le sein concerné étant positionné dans une ouverture qui permet de l’immobiliser dans l’appareil – la précision du prélèvement étant de l’ordre du millimètre. Le radiologue pratique une anesthésie locale, et l’aiguille prélève différentes carottes dans la zone des calcifications.

    Dans certains cas, cette technique permet de retirer l’ensemble des calcifications ce qui peut, en cas de lésion bénigne, éviter une intervention chirurgicale.

    Une radiographie des prélèvements est effectuée, afin de s’assurer que les calcifications s’y trouvent bien. Les prélèvements sont ensuite adressés au laboratoire pour l’analyse, qui prend quelques jours et détermine si les calcifications sont en rapport avec des lésions bénignes ou malignes.

    Un clip infra millimétrique est laissé en place afin de repérer la zone lésionnelle prélevée, en vue de la surveillance lors des prochaines mammographies. Dans le cas d’une lésion précancéreuse ou d’un cancer, ce repère permettra au chirurgien de compléter l’exérèse.

    Elle est réservée à des situations particulières . Elle est recommandée en cas de discordance entre la mammographie et l’échographie et une IRM.

    Lorsque seule l’IRM a détecté une anomalie et que celle-ci doit être identifiée par un prélèvement, alors cette procédure vous sera proposée.