Les traitements chirurgicaux

Plusieurs techniques chirurgicales peuvent être proposées. Le choix de la technique lié au volume et à la nature de la lésion de votre sein, l’objectif étant d’assurer une exérèse totale de votre lésion et, dans la mesure du possible, d’atteindre un bon résultat esthétique.

Nous nous efforçons, pour chaque patiente traitée, d’envisager attentivement la question de la conservation du sein avant la prise de décision finale.

Votre avis sera pris en compte dans la mesure du possible ; en tout état de cause, le choix du traitement sera discuté avec vous.

L'ablation de la tumeur

L’oncoplastie

L'ablation du sein

La chirurgie des ganglions

    La tumorectomie est le traitement proposé à chaque fois que l’ablation de la tumeur permet de conserver le sein. Ceci est possible 7 fois sur 10. La tumorectomie, associée à l’analyse des ganglions sentinelles, est souvent la première étape de votre traitement.

    Lorsque la tumeur n’est visible qu’à la mammographie ou à l’IRM, on parlera de zonectomie. Dans certaines formes plus rares, les chirurgiens du centre pourront vous proposer une oncoplastie.

    L’oncoplastier est l’ensemble des techniques permettant de conserver le sein quand les tumeurs sont plus étendues.

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    L’oncoplastie est un ensemble de techniques chirurgicales s’inspirant de la chirurgie plastique. Elle associe l’exérèse tumorale à un remodelage glandulaire, dans le but d’éviter des déformations postopératoires. Elle permet de traiter le cancer du sein en conservant son esthétique : le sein est remodelé, il garde un aspect naturel et conserve sa forme.

    Ces techniques sont utilisées en cas de tumeur volumineuse dans une zone exposée du sein.

    Les incisions sont différentes en fonction de l’endroit où se situe la tumeur. Les cicatrices sont généralement plus étendues qu’avec la chirurgie conventionnelle. L’effet de la radiothérapie permet, à terme, de les atténuer.

    • L’oncoplastie de niveau 1 : consiste en un remodelage simple, avec repositionnement de la plaque aréolo-mamelonnaire.
    • L’oncoplastie de niveau 2 : dérive des techniques de chirurgie plastique.

     

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    Nous parlons de mastectomie, lorsque la préservation du sein dans le cadre d’un traitement conservateur n’est pas envisageable, la mastectomie est nécessaire dans 30% des situations. Elle consiste à enlever la glande mammaire dans son intégralité et impose l’exérèse de l’aréole et du mamelon. Elle peut être associée à l’analyse du ganglion sentinelle ou à un curage axillaire.

    Après cette intervention, les chirurgiens de l’institut pourront vous proposer un projet de reconstruction mammaire. Votre reconstruction , pourra être immédiate (en même temps que la mastectomie), ou différée (dans l’année qui suit la fin de l’ensemble des traitements) en fonction du type de la lésion.

    Envisager une reconstruction mammaire est un choix personnel auquel il est nécessaire de réfléchir. Les chirurgiens de l’Etablissement Rennais du Sein sont là pour vous accompagner tout au long de votre parcours et pour vous informer de toutes les techniques disponibles et celles adaptées à votre situation.

    Environ 50% des patientes mènent ce projet et ce sans critères d’âge, de gravité de la maladie ou de choix personnel. Pour chaque patiente, nous essayons de répondre à vos attentes en acceptant les contraintes de votre traitement.

    Nous pourrons vous proposer une prothèse mammaire externe à placer dans le soutien-gorge, si vous ne désirez pas de reconstruction ou dans l’attente d’une reconstruction différée.

    Lors de l’intervention chirurgicale, le praticien devra le plus souvent procéder au retrait des ganglions lymphatiques en vue de leur analyse. Ces ganglions, appelés ganglions sentinelles, sont situés à la racine du bras, dans l’aisselle ; ils drainent la lymphe du sein.

    Il est important de les examiner afin de déterminer si des cellules cancéreuses s’y trouvent.

    L’exérèse de ces ganglions permet par ailleurs, s’ils sont atteints, de diminuer le risque de récidive de la maladie cancéreuse.

    La technique du ganglion sentinelle

    Quand la tumeur est de petite taille, il est possible d’utiliser la technique dite du ganglion sentinelle. Cette technique permet de repérer le premier ganglion qui pourrait être envahi si des cellules cancéreuses avaient migré.

    On dispose de deux moyens de repérage de ces ganglions :

    • Le premier est réalisé dans les heures qui précèdent votre intervention. Dans le service de médecine nucléaire, un traceur isotopique est injecté sous anesthésie locale, en regard de la tumeur. Ce produit migre rapidement via la lymphe vers les ganglions de l’aisselle. Dans les minutes qui suivent l’injection, une scintigraphie permet de visualiser la localisation des ganglions sentinelles afin de guider le chirurgien au cours de l’intervention.
    • Le second consiste à utiliser un colorant bleuté, injecté par le chirurgien au début de l’intervention. Le colorant va migrer en quelques minutes vers les premiers ganglions de l’aisselle.

    L’incision pratiquée se situe à la racine du bras, à la limite de la zone de pilosité. Le chirurgien commence l’intervention par le retrait du ou des ganglions sentinelles.

    La technique du ganglion sentinelle représente actuellement 90% des patientes prises en charge. Le risque de lymphœdème après la technique du ganglion sentinelle est bien moindre qu’en cas de curage axillaire.
    Le curage axillaire reste nécessaire dans certaines situations actuellement assez peu fréquentes.