La chirurgie ovarienne préventive

Le cancer de l’ovaire :

Le cancer de l’ovaire résulte le plus souvent d’une dégénérescence maligne des cellules épithéliales qui tapissent l’ovaire. Il se développe généralement insidieusement, sans occasionner de signe clinique particulier au début de sa croissance. Son diagnostic est donc difficile et s’effectue souvent tardivement.

Les ovaires font partie de l’appareil reproducteur féminin.
Leurs fonctions sont de produire et stocker les ovules, ainsi que de sécréter la majeure partie des hormones sexuelles féminines.
Le cancer de l’ovaire est le 7ème cancer le plus fréquent chez la femme. On estime à plus de 4 500 le nombre de nouveaux cas diagnostiqués par an en France. Ce cancer touche plus fréquemment la femme âgée. Il apparaît généralement après la ménopause, en moyenne à 65 ans.

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Vous pouvez prendre contact avec des patientes concernées par les cancers à risques génétiques sur les sites

 

Y a-t-il des facteurs favorisants ?

Que faire en cas de mutation ?

En quoi consiste l’intervention ?

    On ne connait pas les causes du cancer de l’ovaire. On sait qu’il survient plus volontiers chez les femmes sans enfant ou ayant eu un petit nombre d’enfants. Le cancer de l’ovaire est d’origine génétique dans environ 1 cas sur 10. La présence d’antécédents familiaux de cancer de l’ovaire, du sein ou du côlon, peut témoigner d’une prédisposition génétique. Dans ce cas on recherchera une mutation au niveau des gènes.

    En cas de découverte d’une mutation délétère BRCA1 ou BRCA2, une chirurgie préventive est recommandée, respectivement vers 40 ans et 45 ans.

    Un accompagnement psychologique est utile et votre demande sera étudiée en réunion de concertation pluridisciplinaire, afin d’être validée ou non.

    La salpingo-ovariectomie bilatérale ou annexectomie, qui consiste à retirer les trompes et les ovaires : il s’agit de la méthode la plus couramment utilisée et actuellement recommandée

    L’ablation des ovaires est actuellement la seule option viable dans la prévention du cancer ovarien en cas de mutation délétère BRCA.

    l’annexectomie fait également baisser le risque de cancer du sein de 50% environ.

    Les répercussions psychologiques de cette intervention chirurgicale sont grandes ; elle place la femme en ménopause précoce. En l’absence d’antécédent de cancer du sein, avec une surveillance adéquate ou une chirurgie mammaire préventive déjà effectuée, il sera toutefois possible de prendre des substituts hormonaux faiblement dosés jusqu’à 50 ans.

    L’intervention est effectuée par cœlioscopie. Les risques opératoires sont ceux de toute chirurgie et seront étudiés par votre médecin en fonction de votre état de santé et de vos antécédents.