La reconstruction par lambeau

Reconstruction par lambeau musculo-cutané de grand dorsal

Il s’agit d’un prélèvement de peau et de muscle dans le dos pour reconstruire le sein. La palette de peau recouvrant le muscle et la graisse est transférée sur le thorax du côté du sein à reconstruire.

En fonction de la taille de l’autre sein, on peut mettre ou non une prothèse derrière ce muscle. Le prélèvement de ce lambeau ne génère pas de séquelle fonctionnelle (il n’y aura pas de limitation des mouvements du bras après l’intervention) mais, il induit une cicatrice d’une quinzaine de centimètres dans le dos et une sensation de « corset » qui peut durer quelques mois. Il est rare qu’il existe des séquelles douloureuses dans le dos sauf chez les femmes qui ont des antécédents de douleurs dorsales. Les séquelles sur la mobilité de l’épaule sont très rares. Cette technique est formellement contre-indiquée si la patiente fume.

Modalités opératoires

L’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure entre trois et quatre heures. L’hospitalisation est de sept à dix jours. Cette intervention est longue car elle nécessite un changement de position. Le lambeau est prélevé en décubitus dorsal latéral, puis et transféré sur le thorax en position assise. Une prothèse est ajoutée quand le volume apporté par le lambeau se révèle insuffisant.

Avantages de cette technique

Cette technique de reconstruction est fiable avec peu de risques de complications graves. Les résultats obtenus sont le plus souvent d’excellente qualité. Le sein paraît plus naturel qu’en cas de reconstruction par prothèse. Le sein est plus souple, éventuellement on peut se passer de prothèse quand le sein à remodeler n’est pas trop volumineux. Avec le temps le sein reconstruit évolue de manière plus symétrique que le sein controlatéral.

Inconvénients de cette technique

Cette technique chirurgicale impose une rançon cicatricielle parfois mal acceptée. La cicatrice dorsale peut paraître longue, mais elle est souvent masquée par le soutien gorge et finalement plutôt discrète, le muscle peut conserver voire une contractilité transitoire qui peut être gênante.

Ci-contre:

  • Patiente opérée d’une mammectomie gauche avec chimiothérapie et radiothérapie adjuvante.
  • Reconstruction mammaire différée par lambeau de grand dorsal complété par deux séances de lipostructure.
  • Pour la reconstruction de sa plaque aréolo-mamelonnaire, la patiente a choisi un tatouage et une greffe de mamelon.

Reconstruction par lambeau musculo-cutané de grand droit abdominal

C’est une technique utilisée plus rarement actuellement car elle présente beaucoup d’inconvénients : c’est une chirurgie longue, qui laisse des séquelles abdominales car on prélève un muscle de la ceinture abdominale.

L’avantage est de permettre de refaire un sein naturel de gros volume, et de faire dans le même temps une plastie abdominale pour diminuer la taille du ventre. On prélève de la peau, de la graisse et du muscle sur le ventre pour refaire le sein. La cicatrice abdominale est entre le nombril et le pubis sur toute la longueur du ventre.

Comme on prélève du muscle, on affaiblit la paroi abdominale et on met en place une plaque pour la solidifier. Des hernies abdominales peuvent apparaître dans les années qui suivent, dans 2 à 3 % des cas. Cette technique est contre-indiquée chez les patientes fumeuses, ou qui ont des antécédents de phlébite ou d’embolie pulmonaire, ou des cicatrices abdominales.

Le D.I.E.P : lambeau abdominal sans prélèvement de muscle

Il s’agit d’une technique raffinée où on utilise la peau et la graisse du ventre mais sans le muscle, ceci permettant d’éviter les séquelles abdominales. C’est de la microchirurgie : on prend sur le ventre un lambeau de peau et de graisse avec artère et veine et on va rebrancher ces vaisseaux sur d’autres du sein ou de l’aisselle pour refaire le sein. C’est une chirurgie longue (entre 6 et 8 heures) et il peut y avoir des échecs (10 % des cas).

La cicatrice abdominale est la même que pour la technique du grand droit.

Le sein reconstruit est naturel et souple.

La contre-indication formelle est le tabagisme.

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