La reconstruction par prothèse

C’est le mode de reconstruction le plus simple, quand votre morphologie s’y prête et que la qualité de la peau et des muscles le permet. Cette technique nécessite cependant le respect de certains impératifs. Votre chirurgien reprend la cicatrice de mastectomie afin de poser une prothèse qui sera protégée par le muscle grand pectoral. Un drain permet d’évacuer les sérosités sécrétées autour de la prothèse, et favorise la cicatrisation.

L’intervention dure 1:30, pour une hospitalisation de 3 à 7 jours en fonction du délai de retrait des drains.

Reconstruction mammaire bilatérale par prothèse
conservation de la plaque aréole-mamelonnaire

Les principales causes des mauvais résultats

Le choix de la prothèse

La technique chirurgicale

    • l’asymétrie : le sein reconstruit est plus ferme, parfois plus rond ou plus haut que l’autre sein. Il est possible d’améliorer le résultat en modifiant la loge de la prothèse, en associant un temps de lipofilling ou en retouchant chirurgicalement le sein controlatéral.
    • la sensation de corps étranger peut gêner au début, mais cette impression tend à disparaître au fil des mois.

    La qualité de la reconstruction par pose de prothèse dépend en partie de la forme de l’implant (prothèse anatomique ou ronde), de son site d’implantation et du type de remplissage.

    Les prothèses proposées en France sont  pré-remplies de gel de silicone, dites prothèses anatomiques. Ce sont les plus utilisées en reconstruction mammaire. Elles permettent d’obtenir un repulpage harmonieux et une consistance naturelle, avec pour inconvénient un risque de fuite de silicone en cas de rupture, rendant obligatoire le changement d’implant.

    Certains implants mixtes en gel de silicone et gonflables par une solution saline facilitent le processus : le chirurgien peut en adapter la taille après l’intervention.

    La reconstruction par prothèse constitue la méthode la plus facile pour reconstruire le volume. Cette technique, bien que simple et rapide, nécessite le respect de certains impératifs. Le chirurgien reprend la cicatrice de mastectomie afin de poser une prothèse derrière le muscle grand pectoral. Un drain permet d’évacuer les sérosités sécrétées autour de la prothèse et favorise la cicatrisation.

    Avantages et inconvénients de cette technique

    C’est la technique de reconstruction techniquement la plus simple et la plus économe en cicatrice. Elle évite la cicatrice de prélèvement du lambeau.

    L’intervention est assez rapide mais il existe une instabilité dans le temps qui fait que, dans les années suivant cette chirurgie, on peut y revenir pour changer l’implant qui devient trop petit si on prend du poids et inversement. Il peut aussi se développer une coque qui est une réaction à corps étranger rendant le sein dur et douloureux ; il faut alors changer la prothèse. Cette coque est très fréquente quand la paroi thoracique a reçu de la radiothérapie.

    Complications, intolérance, mauvais résultats

    L’introduction d’un corps étranger comporte un risque infectieux, celui-ci est majoré par la radiothérapie.

    La prothèse est seulement protégée par la peau et le muscle pectoral. Si la suture n’est pas étanche la prothèse peut s’exposer et s’infecter. Le risque de rupture des sutures est majoré par la radiothérapie.

    Les « mauvais résultats » sont appréciés très différemment selon les femmes. Certaines se déclarent satisfaites de résultats peu symétriques quand d’autres, refusent un résultat considéré comme « bon » par les chirurgiens.

    Les principales causes des mauvais résultats

    • l’asymétrie : le sein reconstruit est plus ferme, plus rond et/ou plus haut que l’autre sein. Il est parfois possible d’améliorer le résultat en modifiant la loge de la prothèse, en changeant de forme d’implant ou en retouchant chirurgicalement le sein controlatéral. Parfois, il peut être nécessaire de faire un lambeau.
    • la sensation de corps étranger peut gêner au début, mais cette impression tend à disparaître au fil des mois. avant mastectomie après mastectomie, reconstruction immédiate par prothèse et reconstruction plus tard de l’aréole et du mamelon.

     

    Surveillance

    Il faut surveiller un sein reconstruit par une prothèse en silicone par au moins un examen clinique annuel et une mammographie particulière que l’on appelle « numérisée » tous les 2 ans.